A body appears, disappears, and resists. It is wrapped, fragmented, immersed in nature, covered with words, or traversed by archival images. This body, often my own, becomes the space where intimate experience meets collective memory. Through it, I explore the traces that political contexts, cultural legacies, and social norms inscribe upon our lives, while questioning how we inhabit the world and relate to the living.
My practice unfolds across painting, photography, video, and performance. Each medium engages a different relationship to the body and to time: photography retains a trace; video works through repetition, erasure, and return; performance exposes presence and vulnerability; painting extends the image into matter.
Bandages, blood, earth, water, and night form a recurring and ambivalent vocabulary. What heals can also immobilise; the earth connects us to origins as much as it threatens to engulf us. Trees, flowers, and animals open this inquiry onto a broader relationship with the living world, its fragility as well as its strength.
I incorporate documents and archival images into my works, projecting them onto the body, fragmenting them, or superimposing them onto my own images. Through these processes, I explore how political and historical events become inscribed in bodies and memories, through injury, silence, fear, and forms of resistance.
From the individual body to the collective body, from the female body to the living world as a whole, I search for what remains when freedom or existence are made fragile: a trace, a gesture, a presence that refuses to disappear.
Démarche artistique
Un corps apparaît, disparaît et résiste. Il est enveloppé, fragmenté, immergé dans la nature, recouvert de mots ou traversé par des images d’archives. Ce corps, souvent le mien, devient l’espace où une expérience intime rencontre une mémoire collective. À travers lui, j’explore les traces que les contextes politiques, les héritages culturels et les normes sociales inscrivent dans nos existences, tout en interrogeant notre manière d’habiter le monde et de nous relier au vivant.
Ma pratique se déploie entre la peinture, la photographie, la vidéo et la performance. Chaque médium engage une relation différente au corps et au temps : la photographie retient une trace ; la vidéo travaille la répétition, l’effacement et le retour ; la performance expose la présence et la vulnérabilité ; la peinture prolonge l’image dans la matière.
Les bandages, le sang, la terre, l’eau et la nuit forment un vocabulaire récurrent et ambivalent. Ce qui soigne peut aussi immobiliser ; la terre relie à l’origine autant qu’elle menace d’engloutir. Les arbres, les fleurs et les animaux ouvrent cette recherche à une relation plus vaste au vivant, à sa fragilité comme à sa force.
J’intègre à mes œuvres des documents et des images d’archives que je projette sur le corps, fragmente ou superpose à mes propres images. À travers ces opérations, j’explore la manière dont les événements politiques et historiques s’inscrivent dans les corps et les mémoires, à travers la blessure, le silence, la peur et les formes de résistance.
Du corps individuel au corps collectif, du corps féminin à l’ensemble du vivant, je cherche ce qui subsiste lorsque la liberté ou l’existence sont fragilisées : une trace, un geste, une présence qui refuse de disparaître.